Cette vision conceptuelle de la politique prend tout son sens lorsque l'on constate à quel point l' art oratoire et les modes de communication peuvent constitués des éléments d'influence et de pression sur l'opinion publique.
La communication est un moyen direct et immédiat pour les électeurs d'être en rapport avec les acteurs de la scène politique aussi bien au niveau national que local.
Ainsi dans le cadre particulier des éléctions municipales la communication a aussi son importance.
L'enjeu stratégique des municipales à d'ailleurs était largement souligné en cette année 2008.
Pendant le déroulement de la campagne la communication est omniprésente, judicieusement placée derrière chaque détail .
Le temps de parole octroyé pendant une émission d'informations régionales ,l'implication sur le terrain, la gestion d'un meeting jusqu'a l'allure vestimentaire d'un candidat et son profil "sympathique " sont autant d'éléments à ne pas négliger lorsque l'on est face à un électorat parfois plus sensible a la forme qu'au fond...
Les candidats aux élections municipales de 2008 à Montpellier l'ont bien compris: les moyens d'interaction avec le public ne manquent pas (internet, tracts à domicile, radio , télévision). Bien plus qu'un moyen la communication est un véritable atout qui, manipulé à bon escient, peut faire la différence.
Dans la perspective de saisir l'impact de cette communication durant la campagne municipale, nous avons choisi de nous intéresser à la liste "Montpellier, écologique et sociale, vraiment à gauche." Le choix de l'étude de cette liste s'est faite par opportunité.
Ainsi,nous avions réussi à obtenir par le jeu de connaissances le numéro de téléphone de Francis Viguié. Grâce au temps que celui-ci nous a offert dès le début de nos recherches, nous avons décidé de faire de sa liste l'objet central de notre étude sociologique.
La liste "Montpellier,écologique et sociale, vraiment à gauche" présentait de plus un avantage intéressant pour nous, elle revendiquait sa spécificité :en se déclarant la seule liste de gauche à avoir refusé l'alliance avec Hélène Mandroux, elle devait absolument en fournir la preuve au travers de sa communication.
C'est ainsi que nous avons pu bâtir notre première problématique, à savoir:"Par quels moyens un parti qui revendique son indépendance par rapport aux alliances électorales avec les principales étiquettes parvient-il à se maintenir sur la scène politique durant les municipales?"
Mais l'étude plus approfondie de la liste, de ses composantes et de ses moyens d'action sur le terrain, nous a fait connaître d'autres horizons de recherche.
Assister à des conférences de presse (11 février 2008), à des débats (12 et 14 février 2008), à des commissions thématiques (11 février 2008), se rendre au QG ( 25 février 2008), interviewer Francis Viguié ( 26 février 2008) et Claude Caumel alias Karak (3 mars 2008) nous a en effet permis de saisir d'autres enjeux.
C'est ainsi que nous avons compris qu'au delà du problème financier , il était nécessaire pour cette liste de parvenir à concilier les différentes tendances de la liste: LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), MTE (Montpellier tous ensemble), CUAL (Collectif unitaire anti-libéraux) afin d'afficher une image unie.
De même, rencontrer les gens, assister à leur travail, à l'intimité de leur vie de groupe au sein de leur militantisme nous a permis de comprendre en profondeur qui étaient les acteurs de la liste, quels étaient les problèmes que celle-ci rencontrait et quelles solutions les militants et candidats parvenaient à trouver. Enfin, les résultats des élections nous ont permis de dresser un bilan de ces expériences.
Ainsi sii, au coeur de la campagne des handicaps ont du être surmontés (I), le défi a été relevé (II) selon les critères de la liste; le résultat reste donc en demi-teintes.

